Coups de joie, coups de colère, impuissance, étonnements (encore), sourires, peines... petites réflexions sur la vie, les gens, les histoires (les grandes et les petites)... après 35 ans d'exercice de ce boulot étonnant que celui de psychologue.
"un petit mot sur mon blog"
"un petit mot sur mon blog"
Psyblog a posé son stylo le 5 juin dernier. Il est parti "ailleurs", pour une autre vie plus sereine et lumineuse.
Ce blog était pour lui une belle aventure d'écriture, de réflexion, d'émotion et de partage. Les commentaires de ses nombreux lecteurs en sont un témoignage chaleureux. Vos derniers mots tout particulièrement...
Continuez à le lire ou à le relire pour sa plus grande joie ailleurs...
Faut-il en rire ou bien en pleurer ? Aujourd'hui c'est la "journée de la femme" ! Je préfèrerais en rire mais en fait je crois que mon cœur est triste en pensant à toutes ces femmes humiliées, bafouées, seulement "non-aimées" même, dont on célèbrerait aujourd'hui l'existence -ou la non-existence c'est selon..
Journée de la femme, comme si la femme était un chef-d’œuvre en péril ! Bon, c'est bien ce qu'elle est dans bien des pays, dans bien des familles... Et dans bien des têtes (petites têtes) d'homme (au sens mâle du terme) elle n'est ni chef-d’œuvre ni peut-être même en péril... Pauvres hommes et surtout pauvres femmes !
Les femmes, moi, je préfère les aimer plutôt que de les contraindre, m'en faire des amies plutôt que de les soumettre... J'ai tout à y gagner.... A 18 ans, j'ai pris subitement conscience (et surtout mon amie M., violée un soir par un salaud de mec puant !) que je faisais partie de cette moitié de l'humanité capable de violer l'autre moitié.... J'ai été dégouté d'être un homme... Je me suis pardonné depuis d'en être un, mais cela a certainement développé en moi cette sensibilité particulière qui me fait parfois penser que je suis bien plus féministe que certaines femmes même si pas militant.
Alors à toutes les femmes je crie aujourd'hui "Soyez heureuses, vous avez le droit de l'être..... et ne vous laissez pas faire par les hommes, enfin, par ces hommes qui ne vous aiment pas".... En espérant qu'un jour et il sera beau, qu'un jour donc il n'y ait plus besoin de célébrer artificiellement ces femmes qui vivent l'enfer ou seulement l'inconfort au seul titre d'être des femmes... et de défendre une fois par an des droits... qu'elles devraient naturellement avoir.
Bonne journée à vous toutes.
Vous pouvez aussi aller lire ce très beau texte d'Aurore Boréale
C'est vrai que ça recommence tous les ans. Tous les ans à la même époque ça revient, un peu comme un anniversaire qui se doit d'être fêté, comme un truc obligatoire qu'il ne faut pas rater... Tous les ans depuis ouahhhh ! Longtemps ! Quoi ? De quoi je parle ? Mais de Noël, bien sûr !
Et zou les petites musiques lancinantes du style Single bells, et zou les catalogues avec des pages bien bleues pour les garçons et bien roses pour les filles que c'est quasiment pas politiquement correct de choisir dans les pages bleues un cadeau pour ta fille et réciproquement... (Et on va parler de la prédestinations des genres, tiens !) Et zou les fêtes et que c'est là que le psy intervient : Chaque année c'est la même chose, je veux parler de la gène, des doutes, des petits arangements de famille, des coups de fil incendiaires ou séducteurs, je veux parler de la panique oui...
La panique : Qui on va inviter, qui on ne va pas, qui on va et qu'on ne veut pas, qu'est-ce que va dire ta mère si..., et ton frère si..., et les enfants ils ont envie de voir leurs grands-parents / oui mais tu sais bien qu'ils ne peuvent pas se voir en peinture, oui mais tu sais c'est peut-être la dernière fois que papy très vieux il passera Noël avec nous... Et patati et patata et la dernière fois tu te rappelles comment ça s'est passé ? ...
Vous connaissez. Je ne vais pas m'étaler outre mesure.
Noël, ça revient tous les ans depuis 2010 années. Je ne sais pas si ça a toujours posé autant de problèmes à organiser (repas, cadeaux, visites...) mais cela semble poser de plus en plus de problèmes. Des gens consultent les psys parce que ils ne savent pas, parce que l'organisation des "Fêtes" les plongent dans des angoisses impossibles à gérer. Enfin, ME consultent (Pour les autres psys je ne sais pas), ils ne viennent pas POUR ça, mais ils m'en parlent.
D'abord il y a le repas. Ahhh ! Le repas ! Avec qui ? Où ? Quel jour (Non faut pas croire que ce soit simple. Avec la décomposition / recomposition des familles, ça devient parfois trèèès compliqué) ? Et puis il y a les... les... allez un petit effort... Ouiiii, les ca-deaux ! Ahhh ! Les cadeaux ! Pas trop chers. Pas trop pas chers non plus. Pas plus cher que celui que nous a offert la tante Jeanne l'année dernière oui mais quand même elle nous a bien aidés quand... Et puis faut faire gaffe, tu sais, mon frère l'an dernier il a fait un cadeau à tes enfants, alors...
Je suis sidéré. Sidéré parfois par les complications que les gens se fabriquent eux-même. Sidéré par les enjeux perçus ou montés comme en crème bien fouettée, sidéré par les "guerres" que provoque ce Noël dont la plupart des gens ne savent même pas ce que cela fête. Ou l'ont oublié. Ou l'ont mis dans un petit coin très retiré de leur petite tête.
Hooo ! Noël c'est un anniversaire. Celui de Celui honoré par des millions de gens que même si je suis pas catholique militant ni même pratiquant je reconnais comme étant porteur d'amour. Mais les marchands du temple ont bien oublié semble-t-il ce message-là. Et quand bien même l'auraient-ils vraiment oublié, faire et vivre Noël c'est autre chose que de s'angoisser pour savoir qui, quoi et quand non ?
La femme qui est sortie de mon cabinet il y a deux heures a pris une GRANDE décision pour ce Noël à venir : Elle fêtera Noël avec son mari est ses enfants. Point. Pour la première fois de sa vie elle ne "marchera" pas dans les combines de ses frères et soeurs, arrangements foireux qui ne font plus rire personne depuis des années et qui au fond ne satisfont personne.
La seule "chose" que je ne tolère pas, c'est l'intolérance. Surtout pour une fête qui est censée l'encenser.
Non non, ne rigolez pas trop fort.
Plus de 51 millions de poules pondeuses à travers l'Europe vont se trouver hors-la-loi au premier janvier au motif que les poules devront désormais être élevées dans un environnement plus confortable, avec davantage d'espace et un perchoir car, comme tous les volatiles, la poule a parfois besoin de prendre de la hauteur. Elles devront disposer d'une surface individuelle de 750 cm2.
Bon ! les poules s'en sortiront la tête haute. Mais les éleveurs je ne sais pas. Les procédures d'infraction seront mises en œuvre "le plus vite possible". Soit.
Une autre directive européenne, plus ancienne celle-là, impose que chaque détenu humain dispose d'une cellule individuelle. Les procédures d'infraction sont pléthore, mais les condamnations finalement rares, et la détention en prison est toujours aussi inhumaine : à deux, trois, voire quatre détenus par cellule prévue pour un seul détenu. Et pas de perchoir sinon les lits qui s'entassent.
Je gage que bientôt les poules pondeuses seront mieux traitées que les humains incarcérés.
Non ? On prend le pari ?